En français Bonsaï se traduit par "arbre mis en coupe". Un Bonsaï n'est pas un arbre nain mais un arbre comme tous les autres qu'il faut naturellement élaguer (tailler) pour qu'il reste de petite taille.
C'est en Chine ancienne, mère des cultures d'Orient qu' il faut aller chercher les racines du Bonsaï.
Les premières mentions littéraires de paysages miniatures (Penjing) apparaissent dans ce pays vers le IIème siècle av. J-C.
C'est à l'époque Kamakura (1185-1333) que les textes et l'iconographie manifestent de façon probante la présence du Bonsaï au Japon. Nombreuses sont les représentations d'arbres en pot et de paysages miniatures.
Cet art fut réservé à la noblesse, puis à la bourgeoisie considéré comme gardien des traditions, fierté des fortunes, puis symbolique religieuse et philosophique.
En donnant une forme à l'arbre, en le taillant, l'homme apprend l'humilité et la patience. Il prend concience du processus de la croissance et du devenir. Il refait à petite échelle la création.
Les branches doivent s'inscrire dans un triangle et cela pour tous les styles de Bonsaï. Les branches ne doivent pas se trouver l'une en face de l'autre mais plutôt en échelons. Il faut aussi savoir que chaque Bonsaï a une face avant et arrière et qu'il est important de lui trouver une poterie en fonction du style.
Ces trois facteurs élémentaires, constituent les principaux éléments pour établir l'évaluation des styles du Bonsaï.

L'étalement des racines - La ligne du tronc - La disposition des branches
Tronc droit (shokkan)
Tronc sinueux (moyo-gi)
Deux troncs (sokan)
Trois troncs (sankan)
Cinq troncs (gokan)
Tronc multiple
(kabudachi)
Tronc incliné (chakan)
Literati (benjin-gi)
Battu par le vent
(fokinagashi)
Racines apparentes
(neagari)
Cascade et demi cascade (kengai et han kengai)
En balai (hokidachi)
En radeau (ikadabuki)
Souche sinueuse
(netsunagari)
Plantation en groupe
(yose-ue)